Angine de Poitrine — Interview Transcript & Translation (Aucard de Tours, 2026-02-26)
Angine de Poitrine — Interview Transcript & Translation
Section titled “Angine de Poitrine — Interview Transcript & Translation”Documented record of the interview used as source material for the What’s Between the Notes article (originating idea: Music and Inner Focus).
- Band: Angine de Poitrine — a guitar/micro-tonal-bass + drums duo from Saguenay, Québec
- Setting: Audio interview (“Real Voices” / Aucard de Tours festival podcast), recorded during their first France tour
- Published: 2026-02-26 · Duration: 16:13
- Source URL: https://www.youtube.com/watch?v=fYQq153rLEg
- Format note: The published video is audio-only over a static graphic of the two band members’ papier-mâché costumes, with English subtitles burned in. The band performs anonymously and declines photographs.
Transcription method: French audio auto-transcribed via Whisper (Groq, whisper-large-v3), then cleaned for readability. The band speaks Québécois French; minor auto-transcription artifacts were corrected against context and against the video’s own burned-in English subtitles. The English column below is a faithful translation (the band’s published English subtitles were used to confirm key passages). Speakers: H = host/interviewer, B = band (the two members are not reliably distinguishable in the audio and are labelled jointly).
Transcript (French · English)
Section titled “Transcript (French · English)”Opening — the tour
Section titled “Opening — the tour”H (FR): Quel plaisir d’être là, sur Aucard de Tours, un retour pour cette deuxième édition. On accueille le duo originaire de Saguenay — Saguenay au Québec, j’espère que je l’ai bien dit — Angine de Poitrine, pour pouvoir échanger un peu avec eux. Bonjour Angine de Poitrine, et merci d’être venus sur ce plateau. H (EN): What a pleasure to be here at Aucard de Tours, back for this second edition. We’re welcoming a duo from Saguenay — Saguenay in Québec, I hope I said that right — Angine de Poitrine, to chat with them a bit. Hello Angine de Poitrine, and thank you for coming on the show.
B (FR): Bonjour, salut, comment ça va ? Ça va super bien. Premier jour de festival, on est très contents d’être là. B (EN): Hello, hi, how’s it going? Really well. First day of the festival, we’re very happy to be here.
H (FR): Vous êtes sur une tournée assez conséquente en France. Comment ça se passe pour l’instant ? H (EN): You’re on a fairly substantial tour in France. How’s it going so far?
B (FR): Ça se passe magnifiquement bien. Tout le monde est tellement sympathique, partout où on est allés, de super belles réceptions, l’accueil est toujours parfait. C’est drôle, hier quelqu’un m’a dit « Ah, vous les Canadiens, vous êtes tellement sympathiques », et je lui ai renvoyé le compliment. Au final, ce n’est pas tellement d’où viennent les gens, c’est juste que les gens sont sympas. Il ne faut pas dire « telle personne de tel endroit est sympa » — il faut dire « ah, vous les humains, vous êtes tellement sympathiques ». B (EN): It’s going wonderfully. Everyone is so kind, everywhere we’ve been the reception is beautiful, the welcome is always perfect. It’s funny — yesterday someone said to me, “You Canadians are so nice,” and I sent the compliment right back. In the end it isn’t really about where people come from, people are just nice. You shouldn’t say “this person from this place is nice” — you should say “you humans, you’re so nice.”
The project
Section titled “The project”H (FR): Est-ce que vous pourriez présenter un peu le projet pour les auditeurs et auditrices qui ne connaissent pas encore Angine de Poitrine ? Racontez un peu votre histoire — c’est quoi le projet, qu’est-ce que vous faites ? H (EN): Could you describe the project a bit for listeners who don’t know Angine de Poitrine yet? Tell us your story — what’s the project, what do you do?
B (FR): Angine de Poitrine, première des choses, c’est un duo : guitare, basse micro-tonale et batterie. On joue dans un rock à saveur un peu électro. La musique est bâtie sur des loops — il y a une répétitivité, mais toujours un build-up intentionnel pour amener à une phrase suivante, un riff plus développé, en allant vers l’avant avec la toune sans rester stagnant. Ce genre de répétitivité rappelle la techno — une touche électro/techno au niveau de la construction structurelle des pièces, et non du timbre. Au niveau timbral, c’est plutôt ancré dans la tradition rock, rock instrumental un peu champ gauche. C’est quand même fait pour la danse, pour faire danser les gens, les faire rentrer un peu en transe avec ce délire de boucles qui s’enchaînent. Idéalement les gens dansent. Il y a toujours cette envie d’aller vers l’étrange, l’étrangeté. B (EN): First thing: Angine de Poitrine is a duo — guitar, micro-tonal bass, and drums. We play a rock with a slightly electro flavour. The music is built on loops; there’s repetition, but always an intentional build-up leading to the next phrase, a more developed riff, moving the track forward without staying stagnant. That kind of repetition recalls techno — an electro/techno touch in the structural construction of the pieces, not in the timbre. Tonally it’s anchored in the rock tradition, instrumental rock, a little left-field. It’s made for dancing, to get people moving, to bring them into a kind of trance with these interlocking loops. Ideally people dance. There’s always this pull toward the strange, toward strangeness.
Micro-tonality
Section titled “Micro-tonality”H (FR): L’utilisation du micro-tonal — comment vous êtes arrivés vers ces sonorités-là ? Je rappelle pour les auditeurs : le micro-tonal, imaginez un clavier de piano avec ses touches blanches et noires, et là il y a des petites notes entre les notes, entre les touches. Vous avez une guitare et une basse faites pour avoir ces notes entre les notes. Comment êtes-vous arrivés à explorer cette micro-tonalité ? H (EN): Micro-tonality — how did you arrive at those sounds? A reminder for listeners: micro-tonal — picture a piano keyboard with its white and black keys, and now there are little notes between the notes, between the keys. You have a guitar and a bass built to produce these in-between notes. How did you come to explore micro-tonality?
B (FR): Je pense que c’est le résultat d’une curiosité naturelle, de gens curieux, et d’un intérêt pour la complexité. C’est venu, au départ, d’une fascination pour ce qu’on appelle la musique orientale. Avec le temps, tu vois cette musique-là, mais tu ne veux pas nécessairement la copier, parce que ce n’est pas ta culture. Donc c’est une utilisation qui est plus à nous. La micro-tonalité, au fond, c’est juste de splitter une note en deux — ça n’appartient à personne. Après, c’est de l’utiliser à notre saveur, d’en faire pas un pastiche de ce qui se fait en Orient, mais de rendre ça très saguenéen. Ce qui nous a attirés, c’est la proximité des notes, la friction, la nouveauté que ça apporte. B (EN): I think it’s the result of a natural curiosity — curious people — and an interest in complexity. It came, at the start, from a fascination with what’s called Oriental music. Over time, you see that music, but you don’t necessarily want to copy it, because it isn’t your culture. So it’s a use that is more our own. Micro-tonality, fundamentally, is just splitting a note in two — it belongs to no one. After that, it’s about using it to our own taste, making it not a pastiche of what’s done in the East, but making it very Saguenéen. What drew us in is the closeness of the notes, the friction, the novelty it brings.
H (FR): On peut imaginer des sons très dissonants, des rythmiques asymétriques, des choses un peu étranges — mais au final vous faites une musique qui essaie de mettre de la joie, de la danse dans les gens. C’est hyper intéressant. H (EN): One can imagine very dissonant sounds, asymmetrical rhythms, slightly strange things — but in the end you make music that tries to put joy, dance, into people. That’s really interesting.
The costumes
Section titled “The costumes”H (FR): Il y a un autre truc très intéressant dans le projet : vous, sur scène, il y a toute une direction artistique visuelle — vous avez de grands costumes, vous ne passez pas inaperçus. Comment est arrivée cette envie ? Était-ce dès le début du projet, ou est-ce venu après ? H (EN): There’s another very interesting thing in the project: on stage there’s a whole visual artistic direction — you wear these large costumes, you don’t go unnoticed. How did that desire come about? Was it there from the very start, or did it come later?
B (FR): C’est apparu dès le début, et ça avait une fonction spécifique : voiler notre identité dans le contexte d’un concert local. C’était de la pure espièglerie — on voulait jouer un tour à notre auditoire local, qui nous connaissait déjà pour un autre projet avec une proposition différente. Par la suite, on s’est laissés prendre au jeu, parce que c’est vraiment rigolo : l’espièglerie en général, le côté absurdité scénique, entrer dans des personnages déjantés, et tout le kit. Et puis, en termes de confection scénographique, ça ouvre des portes vers de nouveaux territoires où laisser aller sa créativité — il y a un grand plaisir là-dedans. C’est devenu un aspect qui a pris de plus en plus de place, indissociable du band dans sa forme actuelle. C’est encore un défi supplémentaire, mais aussi une source de stimulation dans la création. B (EN): It appeared right from the start, and it had a specific function: to veil our identity in the context of a local show. It was pure mischief — we wanted to play a trick on our local audience, who already knew us from another project with a different proposition. After that, we got caught up in the game, because it’s genuinely fun: the mischief in general, the side of scenic absurdity, stepping into wild characters, the whole kit. And in terms of set/costume construction, it opens doors to new territories where you can let your creativity run — there’s real pleasure in that. It became an aspect that took up more and more space, inseparable from the band in its current form. It’s one more challenge, but also a source of creative stimulation.
Anonymity vs. self-branding
Section titled “Anonymity vs. self-branding”H (FR): Vous avez ce rapport à l’anonymat qui est très important. Tout à l’heure, notre directrice d’antenne prenait une photo et vous avez dit « s’il vous plaît, pas de photo, on souhaite rester anonymes ». Je me disais que ça va complètement à rebours de ce qui se fait dans la promotion d’un groupe en ce moment, avec ce self-branding très important, où les gens se mettent en valeur eux-mêmes presque autant que leur travail. Est-ce que c’est quelque chose de conscient chez vous, d’aller contre ça ? H (EN): You have this relationship to anonymity that’s very important. Earlier, our station director was taking a photo and you said, “please, no photos, we want to stay anonymous.” I was thinking this runs completely against the grain of how a band is promoted right now, with this very prominent self-branding where people put themselves forward almost as much as their work. Is going against that something conscious for you?
B (FR): La volonté n’est pas d’aller contre le courant. C’est surtout que nous, on est plus là-dedans, dans cette façon de faire les choses. C’est le fun de sortir d’un spectacle et de faire partie du public. Il y a une espèce de philosophie différente face au succès en général. Et puis je peux mettre deux layers et dire que c’est le personnage qui est important, et non moi. Au départ, c’était vraiment parce qu’on trouvait ça complètement cave [absurde]. Mais après, est venu le trip de l’anonymat. C’est le fun qu’on soit anonymes : on peut se mettre dans la foule, on blend parmi tous les gens, et personne ne vient nous dire « c’est vous autres ». Je suis absolument choyé et heureux de ce qui arrive avec le projet, mais je suis aussi heureux d’avoir une dissociation avec ma vie privée. B (EN): The intention isn’t to go against the current. It’s mostly that this is just more where we’re at, this way of doing things. It’s fun to come off a show and be part of the audience. There’s a kind of different philosophy toward success in general. And I can add two layers and say that it’s the character that matters, not me. At the start it was really because we found it completely absurd. But then came the thrill of anonymity. It’s fun that we’re anonymous: we can stand in the crowd, we blend in with everyone, and no one comes up to say “it’s you.” I’m absolutely fortunate and happy about what’s happening with the project, but I’m also happy to have a separation from my private life.
B (FR): C’est cool parce que comme ça tu peux aller dans la foule et discuter avec des gens, et au lieu que toutes les conversations tournent autour de « bravo, c’était cool », tu peux rencontrer des gens intéressants et parler de géologie ou d’agriculture. Sinon, c’est le fun de recevoir des compliments, mais à un moment donné, tu rencontres tout le temps de nouvelles personnes et tu as l’impression que ta vie est une cassette brisée — c’est tout le temps la même loop socialement. Ça enlève une richesse à toutes tes interactions sociales si les gens t’associent d’emblée à ce bien de consommation, avec toute la notion de self-branding. B (EN): It’s cool, because that way you can go into the crowd and talk with people, and instead of every conversation revolving around “well done, that was cool,” you can meet interesting people and talk about geology or agriculture. Otherwise it’s nice to get compliments, but at some point you’re always meeting new people and you feel like your life is a broken tape — it’s always the same loop, socially. It takes a richness out of all your social interactions if people immediately associate you with this consumer product, with the whole notion of self-branding.
B (FR): Personnellement, je ne suis pas à l’aise avec l’idée de me self-brander tant que ça. Là, j’ai l’impression de mettre en marché un bien de consommation qui est le personnage. La joke, c’est : « je suis un bien de consommation » — c’est un peu ça, le truc avec les signes de dollars dans les yeux. C’est une réflexion un peu comique sur tout ça. C’est plus naturel de le faire de cette façon, en ayant une cassure entre les deux : nos êtres humains dans nos vies personnelles, c’est une chose ; le produit culturel en est une autre. B (EN): Personally, I’m not comfortable with the idea of self-branding that much. This way, I feel like I’m marketing a consumer product, which is the character. The joke is, “I’m a consumer product” — that’s a bit of it, the thing with the dollar signs in the eyes. It’s a slightly comic reflection on all of it. It’s more natural to do it this way, with a break between the two: us as human beings in our personal lives is one thing; the cultural product is another.
Speculation about their identity
Section titled “Speculation about their identity”H (FR): J’imagine qu’il y a eu pas mal de gens, même sur la scène locale, qui ont spéculé sur qui était sous les costumes. C’est quoi la spéculation la plus improbable, où vous vous êtes dit « comment on aurait pu imaginer ça ? » H (EN): I imagine plenty of people, even on the local scene, have speculated about who’s under the costumes. What’s the most far-fetched guess, where you thought “how could anyone imagine that?”
B (FR): Je me rappelle d’une en particulier : un groupe québécois super normal, super radiophonique, que presque tout le monde connaît — mais on connaît ce groupe surtout par son chanteur, son frontman. Un ami nous a dit qu’un de ses amis avait dit : « moi, je suis sûr que c’est le bassiste d’Okoumé. » Ça me perd à chaque fois. Je me dis : pourquoi pas ? On adore ça, et j’invite tout le monde à dire que ce n’est pas nous. Autrement dit : tu peux dire que c’est Grégory Charles, tu peux dire que c’est Ariane Roy, tu peux dire que c’est Céline Dion — tu peux dire absolument n’importe qui. Je t’invite à le faire, à répandre des faussetés. C’est l’idéal. B (EN): I remember one in particular: a totally ordinary, very radio-friendly Québécois band that almost everyone knows — but you know that band mainly through its singer, its frontman. A friend told us that one of his friends said, “I’m sure it’s the bassist from Okoumé.” That gets me every time. I think: why not? We love it, and I invite everyone to say it’s not us. In other words: you can say it’s Grégory Charles, you can say it’s Ariane Roy, you can say it’s Céline Dion — you can say absolutely anyone. I invite you to do it, to spread falsehoods. That’s the ideal.
H (FR): Est-ce que des gens sont tombés juste, peut-être en devinant ? H (EN): Has anyone guessed right, maybe just by guessing?
B (FR): Des gens qui nous connaissent depuis longtemps… on ne vient pas d’un grand bassin de population. Depuis notre jeune adolescence, on est dans la musique : on va voir des concerts, on fait des concerts, on a joué avec plein de gens différents au fil de notre existence. Tantôt encore, un ami de longue date, avec qui je jammais beaucoup quand j’étais plus jeune, m’a écrit : « j’ai une question pour toi. Ça fait longtemps que je me la pose : chaque fois que je vois passer Angine de Poitrine, ça me fait penser à toi et à ton pote avec qui tu jouais pas mal. » Je lui ai dit « non, ce n’est même pas moi ». Beaucoup de gens me le demandent ces temps-ci. Il m’a répondu : « bon, j’ai encore le même feeling sur l’identité de ces deux-là, mais j’accepte ta réponse. » B (EN): People who’ve known us a long time… we don’t come from a big population base. Since our early teens we’ve been in music: we go to concerts, we play concerts, we’ve played with all kinds of people over the years. Just earlier, a longtime friend — someone I used to jam with a lot when I was younger — wrote to me: “I have a question. I’ve wondered for a long time: every time I see Angine de Poitrine go by, it makes me think of you and your buddy you used to play with quite a bit.” I told him, “no, it isn’t even me.” A lot of people ask me these days. He replied: “okay, I still have the same feeling about who those two are, but I accept your answer.”
Logistics & the constraint of playing in costume
Section titled “Logistics & the constraint of playing in costume”H (FR): Une question sur ces grands costumes en papier mâché : comment vous faites pour les trimballer ? Vous avez d’énormes valises de matos ? H (EN): A question about these large papier-mâché costumes: how do you cart them around? Do you have enormous cases of gear?
B (FR): Moi, en tant que drummeur, j’ai une valise qui sert à peu près strictement à mettre les trois corps [pièces de costume]. Après ça, il y a mon nom dessus, j’ai dû être select sur le poids à cause de mon âge aussi… Bref, ce qui est important, c’est de jouer. Au départ, les costumes étaient extrêmement fragiles, c’était du bricolage constant ; maintenant ils sont un peu moins pires, ça nous donne un break de ce côté-là. Ce serait peut-être intéressant de le mentionner : ce sont de nouveaux costumes, fabriqués en amont de notre premier concert en France, dans le but — outre l’ergonomie — de les rendre plus facilement transportables, tout en gardant cet aspect papier mâché très important. Il ne faut pas que ça ait l’air propre, neuf, lissé, léché. Il faut que ça ait l’air un peu… en fait, un voyage interspatial, c’est salissant. B (EN): As the drummer, I have a case that serves more or less strictly to hold the three body [costume] pieces. It’s got my name on it; I had to be selective about the weight, partly because of my age… Anyway, what matters is playing. At first the costumes were extremely fragile, constant tinkering; now they’re a bit less bad, which gives us a break on that front. It might be worth mentioning: these are new costumes, made ahead of our first show in France, in order — beyond ergonomics — to make them more easily transportable, while keeping that very important papier-mâché quality. It mustn’t look clean, new, smoothed, polished. It has to look a bit… well, interstellar travel is a messy business.
H (FR): J’imagine que c’est contraignant pour jouer ? H (EN): I imagine it’s restrictive for playing?
B (FR): Extrêmement — que ce soit à la batterie ou à la guitare. B (EN): Extremely — whether on drums or guitar.
H (FR): J’ai vu que tu en parlais pour la guitare : comme tu ne voyais pas très bien, tu devais bouger pour les graves puis bouger pour les aigus, et travailler ta mémoire musculaire. Est-ce que ça a joué dans la composition, le fait d’avoir ces costumes, le « je dois jouer différemment » — même pour la batterie ? H (EN): I saw you mention it for the guitar: since you couldn’t see well, you had to move for the low notes and then move for the high notes, and work on your muscle memory. Did having these costumes factor into composition — the “I have to play differently,” even for drums?
B (FR): Non, pas du tout. C’est juste un moyen de se réadapter sur un instrument que tu connais déjà. On crée les pièces sans les costumes, donc on n’est pas confrontés à cette contrainte-là. Après, on pratique avant les concerts — généralement deux ou trois pratiques en amont d’un concert ou d’une tournée — on va pratiquer à la maison avec les costumes, et c’est là qu’on frappe un mur. On se dit : « OK, le handicap vient d’apparaître. » Après, c’est de pratiquer pour s’adapter et parvenir à jouer ce répertoire-là, mais avec le handicap. Ultimement, tout se fait par le monde [par la pratique] — il s’agit de pratiquer. On crée les pièces sans costume, puis on pratique avec : « écoute, t’as pas le choix de le faire, mon homme, tu viens de créer ta toune comme ça. » B (EN): No, not at all. It’s just a way of re-adapting on an instrument you already know. We create the pieces without the costumes, so we’re not confronted with that constraint. Then we practise before the shows — usually two or three rehearsals ahead of a concert or tour — we’ll rehearse at home with the costumes, and that’s when we hit a wall. We say, “okay, the handicap has just appeared.” After that, it’s about practising to adapt and managing to play the repertoire, but with the handicap. Ultimately, everything is done through the doing — it’s a matter of practising. We make the pieces without the costume, then we practise with it: “listen, you have no choice but to do it, man — you just wrote your track this way.”
H (FR): En tout cas, merci beaucoup. On a hâte de voir ça ce soir. H (EN): In any case, thank you very much. We can’t wait to see it tonight.
B (FR): On a hâte de jouer aussi. Ça va être le fun, on va se faire un party. Merci à vous. B (EN): We can’t wait to play too. It’ll be fun, we’ll have a party. Thank you.
Related
Section titled “Related”- What’s Between the Notes — the published article this transcript is a source for
- music-and-inner-focus — the originating blog post idea
- Working Document · Source Transcripts & Research — sibling research files
- The Six Principles · Perceptual Skills · Communicability — Baseworks framework for cross-referencing (anonymity → communicability, sensing without visual reference)