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s10 outcomes any guay

Type segment-feedback

Ce qui m’a frappée, ce n’est pas une technique en particulier. C’est un glissement. Presque invisible. On pense au début que la pratique est quelque chose à faire, à caser, à réussir. Puis tranquillement, ça se défait : la pratique n’est plus à côté de la vie. Elle s’infiltre dedans. Elle se glisse dans les interstices : marcher, attendre, respirer, écouter quelqu’un sans déjà penser à répondre. Même rester assise devient une sorte de terrain. Et là, il y a quelque chose d’un peu dérangeant, mais vrai. On ne peut plus dire « je n’ai pas le temps » avec sincérité. C’est la présence qui manque, pas les minutes. La courbe engagement–bénéfice aussi m’a marquée. Parce qu’elle ne ment pas. Elle ne vend pas de magie. Elle dit simplement : tu peux effleurer… ou tu peux transformer. Mais ce n’est pas le même prix, pas la même patience, pas la même traversée. Et ça, dans un monde où tout doit aller vite, où même le corps doit toujours performer en accéléré, c’est révolutionnaire.

Ce passage dur à avaler : comprendre ne suffit pas. On peut tout saisir, tout expliquer, tout nommer… et ne rien avoir changé. Le corps, lui, ne se laisse pas convaincre par des idées. Il faut répéter, sentir, revenir, encore. Une sorte d’humilité obligatoire. Au fond, ce segment mais aussi le cours entier m’a laissée avec une question qui reste, qui colle un peu : ce n’est pas « est-ce que je vais pratiquer ? » c’est plutôt jusqu’où je suis prête à habiter ce que je fais déjà ?

Everything changed.

you are the best !

Merci tellement..